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  • Baptiste Jung

L'amour de soi

Mis à jour : 20 juin 2019

Extrait de mon mémoire de Maître Praticien PNL : les hormones du bonheur













Dans le chapitre précédent, j’ai évoqué une valeur qui me paraît fondamentale : Être en phase avec soi-même.


A mon sens, l’amour de soi (sans notion d’égocentrisme ou de narcissisme) est un critère essentiel à notre bien-être, pour deux raisons principales :


- Nous sommes l’épicentre de notre environnement. Étant donné que nous sommes constamment avec nous-même, nous incarnons le premier élément perceptible de notre monde. Le regard sur soi est permanent.


- Nous sommes l’unique constante de notre environnement. Il est impossible de remplacer notre identité, notre seul levier de changement consiste à évoluer (ex : si je n’apprécie pas une ville, je peux changer de ville / si je ne m’apprécie pas, je ne peux me changer (à dissocier du changement évolutif)).


Schématiquement, des jumeaux Siamois rencontreraient la même problématique. Dans l’aspiration au bonheur de chacun, il serait essentiel qu’ils s’apprécient en raison des deux variables évoquées.


Dans la troisième partie, j’ai expliqué notre rapport à l’affectif. Le processus s’applique également envers nous-même :


> Attachement identitaire : j’apprécie qui je suis / je n’apprécie pas qui je suis


Ne pas s’apprécier ou se mépriser peut entraîner des comportements auto-destructeur via la colère, l’auto-sanction,…


> Attachement actif : je m’apprécie car je me fais du bien / je ne m’apprécie pas que je me fais du mal


D’où l’importance d’être à l’écoute de soi, de ses besoins,…


Dans une vision de bien-être global, nous devons nous concentrer sur l’identitaire et sur la façon de nous rapprocher toujours un peu plus de notre idéal. La quête de l’estime de soi participe en ce sens car si elle n’est pas une finalité, elle est une passerelle vers

l’amour de soi (on apprécie généralement ce que l’on estime).



Selon ma carte du monde, nos caractéristiques liées à l’estime de soi doivent être intrinsèques et répondre à qui nous sommes. Ce qui n’est pas forcement le cas, grâce / à cause de ce que je nomme :


- L’estime d’image : Nous calquons notre estime de soi seulement sur l’image méliorative ou péjorative d’une caractéristique identitaire.


Ex : « Tu es un homme ! »


Qualificatif pouvant être considéré comme flatteur, sans qu’il n’y ai pour autant de renvoi vers des caractéristiques identitaires intrinsèques.


Ex 2 : « Tu es une bonne personne. »


Qualificatif pouvant être légitimement flatteur s’il y a renvoi vers des caractéristiques personnelles telle l’empathie émotionnelle. Bien souvent, nous agissons pour bénéficier de cette estime d’image (ex : œuvrer dans une association, effectuer des dons caritatifs,…). Dans de nombreuses configurations, nos actions sont motivées pour atteindre des statuts, qui en définitive ne révèlent rien de ce que nous sommes.



- L’estime d’appartenance : nous appartenons ou incarnons une entité, et nous nous approprions certaines de ses données identitaires.


Ex : « Mon université a remporté le championnat de Basketball. » = « J’ai remporté le championnat de Basketball. »


A dissocier de l’estime de déduction qui elle, est légitime (ex : « je suis fier que mon université ait remporté le championnat de Basketball car j’ai contribué à cette victoire »).



- L’estime de caméléon : nous détenons un point commun avec une entité, et nous élargissons globalement la donnée identitaire commune.


Ex : « Je suis né le même jour que Rihanna. » = « Je suis comme Rihanna. »

Ex 2 : « Je m’habille comme une personne cool. » = « Je suis cool. »


Les campagnes de mode exploitent largement ce phénomène.



- L’estime de posture : nous orientons ou faussons nos analyses afin de s’attribuer des caractéristiques identitaires flatteuses.


Ex : Se convaincre d’apprécier un film d’auteur = « Je suis un fin critique de cinéma. »


A dissocier des erreurs d’association identitaire (ex : « j’apprécie réellement les films de Tarantino » = « je suis un cinéphile »).


Ex 2 : Croire aux théories du complot = « Je ne suis pas dupe, je suis plus intelligent que la masse. »



Ces biais personnels d’estime de soi ne revêtent finalement que très peu d’importance. Comprendre permet d’optimiser ses chances d’accéder au bonheur mais n’est pas une fin en soi. Il ne faut jamais dévier de l’objectif final qui consiste à optimiser sa vie, quitte à

parfois abandonner un peu de raison.

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